
Lundi, encore, à croire que cette journée est propice au blog. On s'emmerde ferme, il pleut, pas envie de bosser, nostalgie du week-end. Aujourd'hui un titre de Lino, la moitié d'Arsenik. Les 2 frères de Brazzaville, qui ont grandi en région parisienne (95) ont commis un premier album en 98 : "Quelques gouttes suffisent" chez Secteur A, le label monté par Kenzy et la clique du Ministère Amer. Premier album plus qu'encourageant, c'est en fait devenu un bon classique du rap français. Rigoureux sur les textes, éclectique au niveau des ambiances, les deux frères versent, tout comme IAM, dans les images du cinéma, les répliques de films, mais construisent beaucoup moins les histoires que les marseillais. Ils ne savent pas le faire, ils s’en gardent donc, tant mieux. Et ils compensent par leur flow parisien, bien plus agressif.
Depuis 98, un seul album ensemble, en 2002. Pas écouté, ça n’avait pas l’air terrible.
Une réussite d’autant plus étonnante que l'album est porté à l’extrême sur l’egotrip (ce qui peut vite être gavant) et l’hyperréalisme (la rue, la rue, ouais, ouais, on a compris). Mais Lino rebattit avec les paradigmes simples de la musique rap : un ego, une écriture soignée, un bon flow et un beat monstre. Point. Belle surprise pour un rappeur qui aurait pu devenir aussi mainstream que Passi ou Stomy s'il avait rendu les armes.